Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche SER
Administration fédérale admin.ch
Département fédéral de l'intérieur DFI
Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche SER
Contacts

SER, Martin Steinacher

Conseiller scientifique Coopération multilatérale de recherche
T +41 31 324 23 82

SER, Astrid Vasella

Conseillère scientifique Unité Coopération multilatérale de recherche
T +41 31 322 88 87

SER, Bruno Moor

Chef d'unité Coopération multilatérale de recherche
T +41 31 322 96 78
 

Informations contextuelles
La Suisse dans les organisations et les programmes de recherche internationaux, OFES 2001
  Commander
A Universe of Discoveries, ESO 2007 (disponible en français, en allemand et en anglais)
ESO, la fenêtre de l'Europe sur l'Univers
  Commander
 
Liens
The Messenger, quarterly journal presenting ESO's activities to the public

Organisation européenne pour la recherche en astronomie ESO, Garching bei München et Chili (télescopes)

Fondée en 1962, l'Organisation européenne pour la recherche en astronomie ESO (siège principal à Garching bei München) a pour but de construire et exploiter une infrastructure d'astronomie de pointe située dans l'hémisphère sud et de promouvoir et organiser la coopération européenne en recherche astronomique.

Les membres de l'ESO sont l'Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Suisse et la République tchèque.

L'ESO est devenue aujourd'hui le pilier principal de la recherche astronomique européenne. La science y est essentiellement réalisée par les astronomes visiteurs des Etats membres et elle touche tous les domaines de l'astrophysique moderne. Elle apporte, si ce n'est une réponse, tout au moins des éléments de réponse aux questions fondamentales que nous nous posons sur l'origine et le devenir de notre Univers.

Les observatoires de l'ESO se trouvent dans des sites exceptionnels dans le désert d'Atacama, au Chili, où les astronomes européens disposent des instruments d'observation les plus modernes et les plus concurrentiels:

 

la galaxie spirale NGC 1232
Distante de quelque 100 millions d'années-lumière de la Terre, la galaxie spirale NGC 1232 apparaît avec une netteté remarquable sur cette image prise par le VLT.
  • L'observatoire sur le mont la Silla accueille une demi-douzaine de télescopes optiques de moyenne grandeur (dont le télescope suisse de l'Observatoire de Genève, de 1,2 m de diamètre).
les quatre miroirs du Very Large Telescope
Combinés entre eux, les quatre miroirs du Very Large Telescope (VLT) forment le plus puissant télescope optique terrestre.
  • L'observatoire sur le mont Paranal abrite le Very Large Telescope (VLT), un ensemble de 4 télescopes identiques équipés de miroirs de 8,2 m de diamètre. Cette combinaison constitue à ce jour le plus puissant télescope optique terrestre: son mode interférométrique (VLTI) offre une résolution angulaire d'une finesse sans précédent, comparable selon la configuration à celle d'un télescope de 130 à 200 m de diamètre.
  • Si le VLT/VLTI marque un tournant de l'astronomie européenne, l'ESO élabore déjà l'après-VLT avec deux ambitieux projets:

    Modèle de l'ambitieux projet ALMA, développé en partenariat intercontinental.
    Modèle de l'ambitieux projet ALMA, développé en partenariat intercontinental.
    1. ALMA (Atacama Large Millimeter Array, un réseau de 64 radiotélescopes de 12 m de diamètre chacun situé à une altitude de 5100 m sur le plateau de Chajnantor) développé en partenariat avec les Etats-Unis et le Japon. La construction d'ALMA a commencé en juillet 2003, les premiers résultats scientifiques sont attendus pour 2011.
    Modèle du projet de télescope E-ELT de l'ESO actuellement à l'étude.
    Modèle du projet de télescope E-ELT de l'ESO actuellement à l'étude.
    2. Le télescope européen extrêmement grand E-ELT (European Extremely Large Telescope), un télescope optique de 42 m avec un miroir principal composé de 906 segments hexagonaux, un miroir secondaire de 6 m de diamètre et trois autres miroirs qui constituent l'optique adaptative destinée à stabiliser l'image. L'E-ELT aura une sensibilité plus de cent fois supérieure à celle du VLT. Après des études préliminaires jusqu'en 2011, la construction du télescope extrêmement grand devrait s'achever en 2019.
Participation suisse

La qualité de membre de la Suisse à l'ESO ouvre aux chercheurs suisses du domaine de l'astronomie les portes de l'infrastructure commune de l'ESO.

Grâce à la qualité des instituts suisses (Berne, Genève, Lausanne et Zurich), qui exploitent au mieux la participation de la Suisse à l'ESO, et à l'ESA pour l'astronomie spatiale, l'excellence de la recherche suisse en astrophysique est pleinement reconnue sur la scène internationale. Cette recherche va de la détection de planètes extrasolaires à l'évolution des étoiles, des galaxies et de notre Univers.

Pour l'année 2011, la Suisse participe à raison de 4,2 % au budget de l'ESO, qui se monte à 190 millions de francs, et participe ainsi activement au développement de l'infrastructure de l'organisation.

Le Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche est responsable de la participation suisse à l'ESO.