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ESRF, Installation européenne de rayonnement synchrotron, Grenoble

ESRF Grenoble
L'ESRF à Grenoble

L'Installation européenne de rayonnement synchrotron ESRF met à la disposition des scientifiques européens des faisceaux de rayons X d'une énergie, d'une intensité et d'une précision inégalées. Ils sont indispensables pour l'analyse ultrastructurale en physique de la matière condensée, en biologie moléculaire, en science des matériaux, pour le diagnostic médical et la radiothérapie, pour certaines expériences de radiobiologie, de physique fondamentale et de chimie physique.
Depuis 1998, l'installation - qui compte 30 faisceaux - est pleinement opérationnelle. Elle se caractérise par une très grande disponibilité et une très bonne stabilité de son rayonnement: elle fonctionne 24 heures sur 24 et délivre aux chercheurs 5500 heures de rayons X par an.
L'ESRF s'est imposée comme une source de rayonnement synchrotron unique au monde: quelque 7000 scientifiques s'y rendent chaque année pour effectuer des expériences et des analyses de pointe qui ne sont possibles nulle part ailleurs. L'ESRF a par exemple permis d'étudier les processus de cristallisation menant à des cristaux de haute qualité, ou encore de contrôler la qualité d'alliages et de matériaux céramiques. D'autres projets proches de l'application concernent l'étude de la baisse de performance des piles électriques au cours de leur durée de vie, l'examen du vieillissement des matériaux de construction et la mesure de la contamination de notre environnement par des métaux lourds.

Les pays suivants sont membres de l'organisation: Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suisse et les consortiums BENESYNC (Belgique et Pays-Bas) et NORDSYNC (Danemark, Finlande, Norvège et Suède). Des accords de collaboration scientifique existent avec le Portugal, Israël, l'Autriche, la Pologne et le consortium CENTRALSYNC (Hongrie, Slovaquie et République tchèque).
Participation suisse

Des chercheurs suisses d'une bonne vingtaine d'instituts et centres de recherche utilisent les faisceaux de l'ESRF pour leurs recherches et expériences.

Le temps de faisceaux est attribué par compétition en fonction de la qualité scientifique des propositions. Le taux de succès des chercheurs suisses étant parmi les plus élevés de tous les pays membres, l'utilisation de l'installation par la Suisse a longtemps été proportionnellement supérieure à ce qui lui reviendrait compte tenu de sa contribution financière. Depuis 2008, cette utilisation a toutefois légèrement baissé du fait que les chercheurs suisses utilisent davantage la Source de Lumière Suisse SLS à l’Institut Paul Scherrer (PSI).

A l’ESRF, des spécialistes suisses du rayonnement synchrotron se sont associés avec des collègues norvégiens pour exploiter depuis 1994 leur propre faisceau, les «Swiss Norwegian Beamlines» (SNBL). Cet équipement est dirigé par un Suisse et financé depuis 2002 par le Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche.

Pendant la période de construction, l’industrie suisse a fourni plusieurs composants et systèmes de haute technologie aux installations grenobloises. L'exploitation et l'entretien des équipements continuent à engendrer des commandes à l'industrie suisse, dont le montant total correspond à environ 70% de notre participation (valeur moyenne sur trois ans).

La Suisse participe à raison de 4% au budget annuel de l'ESRF, qui se monte à 126 millions de francs en 2011. Sur ce montant, 105 millions de francs vont au budget d’exploitation ordinaire et 21 millions sont affectés à un grand programme de mise à jour lancé par l’ESRF en 2009 pour développer son accélérateur et ses faisceaux. Le Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche SER est responsable de la participation suisse à l'ESRF.